J’écris depuis que j’ai 17 ans, c’est-à-dire depuis bien avant que je ne me mette à apprendre quoi que ce soit aux métiers du jeu vidéo – qui était sacrément parti en sucette à cette époque. Je vous propose donc mon dernier texte, « Géhenne ». Il est interdit de le plagier ou d’entraîner une machine sur mon contenu artistique, qu’il vous plaise ou non.
Avertissement sur le contenu. Ce texte est ultra violent et a une forte consonance anti religieuse. Si vous êtes mineur ou si vous êtes une personne très facile à choquer, ne le lisez pas.
Avertissement sur le contenu : ce texte est purement fictif et raconte l’histoire d’une fille que l’on devine prodige et qui se retrouve réduite à devenir une travailleuse du sexe sans le vouloir. Il est sujet de choses sensibles, telles que la dépression.
Est-ce que tu peux t’imaginer avec deux enfants à nourrir Tu retournes tes poches, pas l’ombre d’une pièce de monnaie Personne ne veut t’embaucher et le temps te regarde courir Devenir une camgirl est la seule option pour ne pas mendier Tu militais contre la patriarchie, réclamant le respect Et te voilà à alimenter la machine folle que tu méprises Mais pas le temps de réfléchir, tu insères tes coordonnées Et voilà les premiers abonnés arrivent sans grande surprise L’homme est laid et facile à manipuler, tristes règles du jeu Tu te formes sur le tas à un métier que tu ne voulais pas faire Ton destin d’enfant prodige, la vie en a fait du feu Plusieurs photos se vendent à des inconnus en pleine misère Hors diffusion tu réfléchis aux pires scénarios possibles Attention y’a toujours un nuisible, jamais à l’abri d’un revers Ca peut toujours déraper, et si on te reconnaissait en ville Imagine ce que tu vis quand même le repos à un goût amer
Est-ce que tu peux t’imaginer, camouflant ton mal-être A t’exposer devant des mecs en chien que tu ne connais pas A compter les secondes debout, esseulée devant ta fenêtre Où est passé ton passé dépassé, il ne reviendra pas L’argent permet de nourrir tes enfants et ton loyer Mais il reste bien loin de faire ton bonheur et ton sourire Stigmatisée, réputation noyée, il ne reste que le bûcher Tes proches demandent des nouvelles, t’es obligée de mentir La honte permanente, l’humiliation, et personne ne s’inquiète Tu penses aux autres camgirls sur ces sites, venues d’elle-mêmes Tu sais que tu ne seras jamais comme elles, le cœur en miettes Et s’ajoute le syndrome de l’imposteur à la masse de problèmes Et pourtant, sans trop y croire tu entretiens une lueur d’espoir Mais pour le moment, vivre un jour de plus est le seul objectif Quand les diffusions se terminent, tu es seule dans le noir Et toi, qu’est-ce que tu ferais à sa place avec un canif ?
Et dans tes rêves tu voyages librement sur la planète Terre Tu découvres des tas de cultures tant différentes que merveilleuses Tu t’enrichis de savoir et de sagesse, tu changes d’air Tu te mets à la place de ces locaux à l’existence bienheureuse Alors que moi aussi je rêvais de mettre le feu au système En prônant la révolution mais seulement derrière un écran Je voulais détruire ces destructeurs qui nous gangrènent Ceux qui effacent nos sourires, ceux qui font couleur le sang Je voulais la même chose que tout le monde, être heureux J’aurais voulu être libre, j’aurais voulu que le monde soit meilleur J’aurais offert à qui veut l’entendre de quoi vivre joyeux Et voilà qui je suis en vérité : un poète sensible au malheur Quand tu goûtes des tas de mets exotiques, la misère est finie L’espace d’une seconde tu voyages aux quatre coins du monde Tu es devenue la maîtresse de ton destin, tu écris ta vie Et tu retombes dans la réalité, rattrapée par ta propre ombre
Est-ce que tu peux t’imaginer, t’as percé sans le vouloir Tu cherches à t’échapper et à te faire embaucher à tout prix De quoi sera fait le surlendemain, tu ne veux même pas savoir Et avant que tu ne t’en rendes compte, le pire s’est produit On te demande ce que tu as fait ces dernières années Comment tu expliques ta vie de camgirl à un homme en costard Tu essuies refus après refus, tu penses à te saigner Mais les patriarches que tu combattais ont l’appétit des charognards Tu n’as plus qu’une seule option, recommencer à vendre ton corps Parce que t’as encore deux enfants à nourrir et un loyer à payer Est-ce que tu sais ce que ça fait, des cicatrices qui saignent encore Harcelée, menacée, doxxée, noyée, trompée, traquée, broyée Est-ce que tu sais ce que ça fait de ravaler ton envie d’en finir T’as perdu l’envie de vivre, t’as perdu l’envie de mourir T’as pas envie d’avoir un avenir, t’as juste envie d’être un souvenir Homme, et si c’était à propos de ta fille que j’étais en train d’écrire ?
C’est un texte que j’ai écrit de manière improvisée. En réalité, avant que je ne commence à mettre le nez dans le jeu vidéo, j’écrivais de la poésie et je m’étais fait remarquer sur Skyrock à l’époque où j’étais dans une sacrée dépression pour mon style d’écriture qui était, à l’époque, ultra-violent et sans concessions. Bien que je me sois grandement calmé entre temps. Pour vous donner une idée, je tenais un blog de textes avec mon propre nom de domaine et j’ai réussi à me faire censurer dans le monde entier alors que je n’écrivais qu’en français.
Le plagiat et l’entraînement d’IA est formellement interdit ! Si vous voulez partager, c’est gentil, mettez un lien vers cet article !
Alors tu es sur mon terrain de jeu Et je fais de toi une machine de guerre Je contrôle la foudre, je contrôle le feu Hurle pour moi quand nous croisons le fer…
Je suis une forteresse en papier, une multinationale, Une IA sans le I et une machine à sous trafiquée, Je suis le virus iloveyou, un réseau social, Moins humain que les premiers comptes automatisés. Je suis une relation d’amour se nourrissant de peine, Le coeur des vautours, une révolution dans la haine, Un écran bleu de la mort dans une chambre gore, Je suis ton futur, je suis ton futur et je sature.
Tu peux prier et implorer n’importe quel dieu Tu utilises les méthodes que j’ai crées pour toi Le monde entier est mon terrain de jeux C’est moi qui régit les règles et qui rédige la loi…
Je suis un jeu gacha, une application de rencontre, Un nom sur les dossiers Epstein, le scandale de la NSA, Une publicité ciblée, une provocation à ton encontre, Moins humain que les protocoles de la CIA. Je suis le harceleur derrière l’apparence d’un politicard, Le sang de l’agresseur et la chair d’un homme en costard, La règle numéro 34 jusqu’à l’apparition d’une erreur 404 Je suis ton futur, je suis ton futur et je sature.
Profite de ce que tu as tant que tu saignes encore Ce que tu redoutes, un seul geste t’en sépare Les cartes m’ont tout dit et ne peuvent être en tort La fin de la partie était écrite depuis le départ…
Je suis dans l’Al Hawiyah, le plus bas étage de l’enfer Je me cache dans tes pixels, j’existe dans ton cerveau, Un ange tapi dans l’ombre, un démon porteur de lumière, Une division par zéro et un zéro jouant les héros. Je suis un désert torride, un océan aride, Une algue empoisonnée et le cadavre d’un requin Une grenade dégoupillée entre les mains d’un assassin Je suis ton futur, je suis ton futur et je sature.
Article improvisé. Ce n’est pas une version réelle de ce qu’il s’est passé mais disons qu’une majorité est vraie.
Je vivais dans une ville merdique et j’étais bien déterminé à m’effacer après mes études dans une école prestigieuse. Rien de mieux pour m’autodétruire, me dis-je, que de boire la ciguë de la vie jusqu’à la lie, c’est à dire attendre patiemment la mort sans l’appeler alors que je jouais avec l’historique de mon navigateur rempli de vidéos de gangbang que je regardais pour soulager mon addiction à la pornographie. J’ai traversé une gehenne de plus de dix ans et j’ai décidé de ne pas me laisser abattre. Sans aucune raison, j’ai décidé de combattre la mort pour l’appeler, alors me suis levé, j’ai levé les poings, je lui ai tendu le doigt si bien que c’en est devenu un réflexe. J’ai appris à me défendre dans les mosh pits mais mon endurance n’est pas illimitée. Avec ma résilience et mon parcours de survivant, j’ai fini par intéresser le patronat.
Vraiment sidérés par mon profil d’hurluberlu pas encore furry, ils étaient prêts à m’embaucher. Mais ils ne savaient pas que j’étais un autiste avec des codes sociaux d’autiste et je les ai copieusement insultés avant de détruire leur matériel informatique par réflexe. Hélas, les murs ont des oreilles et je me suis retrouvé entre les mains des réseaux souterrains. Je m’attendais à être banni et maudit comme je l’ai toujours été et à devoir traverser un enfer sans nom pendant dix ans de plus. Mais j’avais en réalité tenu tête à des têtes pensantes d’entreprises tyranniques et l’on m’invita à bras grands ouverts au sein de la résistance. Mon entourage proche commence à m’apprécier, ma réputation grandit, si bien que le mot se répand et qu’on me présente comme un enfant prodige que je n’ai jamais voulu être.
Survivant de je ne sais combien de purgatoires, j’ai commencé à vouloir me rendre utile faute d’attendre une mort comme un train toujours en retard. Mais force est de constater que les portes du capitalisme m’étaient à jamais fermées. J’ai cultivé un jardin coloré et pixellisé pour émerveiller qui veut bien l’entendre et j’ai compris que je n’aurais plus jamais la chance d’avoir une vie comme les autres et de sociabiliser. J’étais bien décidé à en finir avec ma malédiction, je voulais juste trouver l’amour et être heureux mais à ce moment je m’étais déjà condamné à une maudite vie d’atypique parmi les atypiques que je n’ai jamais accepté.
J’ai frappé du poing sur la table et j’ai demandé des conseils à des personnes d’influence. Je déblatérais mon histoire pas très banale dans je ne sais quelle convention, autour de bornes d’arcade et de jeux de société. Alors qu’on jouait aux cartes, j’abordais l’histoire de mon addiction à la pornographie né de mon besoin de m’autodétruire. Me fixant la bouche pleine d’alcool bon marché, ils éclatèrent de rire et m’arrosèrent d’alcool et de confettis et j’ai compris que j’avais le don d’interloquer les gens sans le faire exprès. Putain, mais qu’est-ce que j’ai fait à la vie pour qu’elle ne me laisse pas crever en paix et qu’elle ne me laisse même pas avoir la vie la moins intéressante de l’espèce humaine. Je voulais simplement être un mec normal et mener une vie banale avec une fille banale, mais il n’en est plus rien, maintenant que je me suis découvert une vie d’autiste artiste anarchiste qui pogote avec des oreilles de chat et deux queues de nekomata.
Et maintenant je suis devenu un furry. Enfin, je crois. Je sais pas. ‘chier.