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Catégorie : Pop-culture

Une bonne carapace bleue dans la tronche !

Hello le Mosh Pit !

A qui est destiné le titre de cet article ? A vous de deviner et de vous faire votre propre idée de l’histoire. Moi, j’ai récemment fêté mes 38 ans. Je suis vieux et ma nouvelle année ne commence pas très bien, parce que j’ai attrapé froid et qu’en plus de ça, je fais une anémie. Forcément, je n’ai pas été malade depuis longtemps, il fallait bien qu’un jour ou l’autre, je prenne plein tarif.

Je n’ai pas cessé de travailler, plus que d’habitude d’ailleurs, depuis que j’ai rejoint un espace de coworking à Nîmes. Etre entouré de gens qui sont dans le même état d’esprit que toi, c’est très motivant pour le travail, même si il faut reconnaître qu’à côté d’eux, même en ayant le même âge, j’ai l’air d’un gamin, autant dans le physique que dans le comportement. En parlant de la ville avec un accent, il y a la féria ce week-end et j’ai déjà dit que j’étais trop vieux pour ces conneries.

J’ai beaucoup trop travaillé, j’ai fait plein de tutoriels pour me former à Godot, pour aiguiser mes compétences, et de développement et de composition musicale. J’ai beaucoup avancé, évidemment, j’avais besoin d’une carapace bleue pour me dire « Stop ! ». Résultat, maintenant je passe mon temps à prendre soin de moi et à ne rien faire d’autre que de jouer à Octopath Traveler 0 que je n’ai pas encore terminé.

Mon fanart !

C’est ça, la carapace bleue dont j’avais besoin. Alors je l’ai dessinée en quatre frames. Comme je suis malade, c’est perfectible.

Carapace bleue, par Hefka
Carapace bleue, par Hefka

Comme modèle, j’ai pris le cadeau que je me suis fait à moi-même : une magnifique lampe carapace bleue en jouet que j’ai acheté à Cultura.

La carapace bleue dans Mario Kart

Pour ceux qui n’ont jamais joué à Mario Kart, la carapace bleue est une arme injuste qui assomme le concurrent en tête de la course. C’est aussi la cause de nombreuses disputes familiales et conjugales ! J’ai toujours aimé la symbolique qu’il y avait derrière l’injustice de ce jeu. Même si tu connais tous les circuits et les personnages par cœur, tu n’es jamais à l’abri d’une carapace bleue (ou de la foudre). Même si tu es maître de ta catégorie et loin devant la concurrence, tu peux te faire abasourdir et tout perdre du jour au lendemain.

Carapace bleue du monde réel !
Carapace bleue du monde réel !

Retour à Gensokyo

J’ai également acheté le remaster de Touhou Koumakyou. C’était le premier épisode à être grand public après les épisodes obscurs sortis sur PC98. Il est plus connu sous le nom de Embodiment of Scarlet Devil aujourd’hui. Nous y retrouvons donc la vampire Remilia qui avait un caractère de cochon, le début de la Team 9 avec Rumia qui, bien que peu connue, à quand même réussi à avoir son propre fangame jeu de rythme (si si je vous assure ! Ca s’appelle YoiYami Dancers). En plus de Rumia, nous avons aussi la populaire Cirno qui est le personnage favori de pas mal de lol- Heu, ahem ! Je disais donc, personnage favori des fétichistes des pieds.

Touhou Koumakyou

Pourquoi je parle de Touhou ? Parce que là, je parle de l’épisode 06 qui avait franchement besoin d’un remaster – l’original était en full Japonais. Je ne m’attendais pas à ce que le remaster soit traduit jusqu’en Français, et la traduction est au poil en plus ! Mais je n’ai pas parlé de l’épisode 19 qui contient « un peu » d’intelligence artificielle générative, ni de l’épisode 20 qui contient « de » l’intelligence artificielle générative.

Si tu laisses tout faire
Pour gagner du pognon
Tu finiras mon frère
Les pieds dans le goudron

Massilia Sound System – MCs (album Occitanista)

J’en parle aussi parce que c’est le jeu qui a inspiré Warcat Parade, mon propre bullet hell. Ouais mon p’tit pote ! Alors, évidemment, sur Fedi, l’introduction de l’IA dans Touhou ça a fait un tollé – inutile de vous dire de quel côté j’ai été quand j’avais l’impression qu’on m’avait brisé le cœur. Vous l’avez compris, je vais encore vomir un pamphlet contre l’IA. Même si j’ai un cosplay de Reimu Hakurei et de Rin Kaenbyou dans ma garde-robe.

J'suis bonne.
J’suis bonne.

Allons de l’arrière

Quelques heures avant la publication de cet article, un article est apparu sur 404 média dans lequel des ingénieurs (plus ça va et plus je déteste ce mot !!!) de Microsoft et d’openAI ont avoué que l’intelligence artificielle et le machine learning était basé sur le vol d’art le plus massif de toute l’histoire de l’humanité – je suis à peu près certain que même pendant la seconde guerre mondiale, le régime totalitaire Allemand n’en avait pas profané autant. Pire encore : ils le savaient. Ils le savaient !

Post by @hefka@mastodon.gamedev.place
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Qu’est-ce qu’on peut faire de plus ? Ils vous le disent eux-même ! Alors, si c’est ça le futur, si vous défendez l’intelligence artificielle sous prétexte que « nous sommes une civilisation évoluée » (évoluée par rapport à quoi ?), sous prétexte que « nous utilisons l’intelligence artificielle parce que ça existe » (au passage, je vous rappelle que les guillotines existent aussi) ou que « Nous sommes en 2026 », alors je ne souhaite qu’une seule chose : que nous détruisons les datacenters, l’intelligence, et même internet s’il le faut. Aux grands mots les grands remèdes. Parce que pour le coup, ces ingénieurs qui se prennent pour l’élite de la société, c’est eux qui ont le plus besoin de se prendre une carapace bleue dans la tronche.

J’ai retrouvé mon premier journal !

Quand j’avais 10 ans, nous étions en 1998. La France avait remporté sa première étoile à la FIFA contre le Brésil dans un match qui était beaucoup plus intéressant que ceux que j’ai eu sur Tinder (et j’aime pas le foot). J’avais aussi lancé une prédiction folle comme quoi « une guerre nucléaire ne détruira pas le monde… Mais l’intelligence artificielle détruire l’humanité. ».

Hefka, Chapitre 0
Bordel sur journal

Quelques jours avant mon anniversaire, j’ai également fait un cauchemar atroce qui, j’espère, n’était pas une prédiction – si c’est le cas, alors spoiler alert : profitez de la vie, dans moins d’un an nous sommes tous bons pour manger les pissenlits par la racine.

Hefka, Chapitre 0
Ne réfléchis pas avant d’agir

Bref, je continue le journaling et j’ai bientôt terminé d’écrire le « chapitre 2 » de mon « blog sur papier ». Hé bien, j’ai commencé le journaling en 2019, alors que j’étais à Lyon. Nous avions reçu un journal en guise de cadeau de bienvenue dans le centre de formation où j’ai été qui était spécialisé dans le syndrome d’Asperger (mes fesses ! Je pourrai écrire tout un article sur cette école). Autant dire que j’ai rentabilisé le journal mais que je n’avais pas fait dans la couleur ni dans les bons sentiments.

Hefka, Chapitre 0
Overdose d’informations

Un mot sur cette école que je refuse de mentionner (oh, et puis si en fait.. Continuez de lire cet article). Ma santé mentale, ma famille, mes amis de l’époque… J’ai perdu tout ce que je pouvais perdre dans cette école. Ils ont censuré mon commentaire sur Google – à l’époque où ma haine envers les GAFAM était encore supportable et où l’IA générative n’existait pas -, je l’ai reposté. Il était destiné aux autistes pour leur dire de ne pas se faire avoir.

Hefka, Chapitre 0
Crise de nerfs

Un jour, des journalistes de France 2 sont venus dans notre salle de classe et… j’ai compris beaucoup de choses ce jour-là. Ils étaient jeunes, ils voulaient faire quelque chose de bien, mais ça se sentait qu’il y avait les patrons derrière qui faisaient « Qui c’est qui vous paie ? ». Et le premier red flag, c’est qu’ils ont interrogé toute la classe qui était consentante (c’est-à-dire pas moi) et que la seule qui est passée à la TV était Marocaine. Donnez à manger à l’extrême-droite. Le deuxième, c’est qu’ils posaient quatre fois la même questions à mes camarades… Sauf qu’un autiste, s’il le faut, ça donne quatre fois la même réponse.

Ca leur a pas plu...
J’ai posté ça sur LinkedIn à l’époque. Ca leur a pas plu…

Il y a un tas de choses qui m’énervent et qui me mettent hors de contrôle. On dirait que les humains ne savent plus s’émerveiller tellement le monde est devenu laid. Soyons clair : j’aime la vie et, contrairement à ce que laissent penser les apparences, je suis très positif. Si je me suis forgé un fort caractère et que je joue le guerrier rebelle, c’est pour une seule raison : je ne supporte pas qu’on insulte la vie voire qu’on la détruise. Alors, bordel de merde, maintenant vous allez douter de tout, ne pas prendre tout ce qu’on vous dit pour argent comptant (c’est valable pour mon blog aussi), respecter les limites des autres et placer vos limites aussi. La vie est belle, respectez-la. Que ce soit celle de vos ennemis, celle de vos amis, celle de votre entourage ou même la vôtre.

Sotakissa kävelee yksin, perkele.
Hefka

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J’ai lu « Metamorphose » de Shindo L

On va commencer par mettre l’avertissement sur le contenu qui va bien : cet article va clairement parler d’un manga hentai. Alors je vais laisser dix secondes aux gamins et aux âmes sensibles pour… Passer à l’article suivant. Non sérieusement, je ne rigole pas. L’article que vous êtes en train de lire parle d’un manga déprimant dont l’objectif n’est certainement pas de vous aider à tâcher davantage vos draps qui puent le sperme, alors remontez votre braguette et rangez vos pop-corns. Vous êtes encore là ? C’est vous qui voyez ! Je vous aurai prévenus.

Il n’y aura pas d’image explicite ni de scans ni de photos dans cet article. Vous êtes déçus, hein ? Non, je vous avertis une dernière fois : le mot « hentai » est un faux-semblant, il faudrait plutôt placer ce manga dans la case « Horreur psychologique » et si Metamorphose vous excite, c’est que vous n’allez vraiment pas bien.

Je suis malade, complètement malade !

Ceux qui me connaissent de suffisamment près savent que Kisua, mon univers, est coloré en surface et affreusement sombre en profondeur, parce qu’évidemment, il faut bien qu’on ait une part d’ombre pour qu’on ait une part de lumière. Mes jeux vidéo sont mignons, ma créativité est bordélique, mon univers littéraire est sanglant. A un moment voilà, on ne peut pas passer sa vie à produire comme une machine, il faut bien qu’on se détende de temps en temps.

On va à Terre-2, la boutique manga de ma ville mouroir avec une amie. Avec un peu de chance, ils auront une figurine de Rin Kaenbyou à vendre. Alors que je cherche une figurine de ma crush (Rin Kaenbyou, pas mon amie), j’entends parler mon amie avec la gérante du magasin, du manga Metamorphose par Shindo L. Je ne voulais pas l’acheter et j’ai fini par en avoir envie, mais il n’y avait qu’un seul exemplaire en magasin. Comme je suis un peu serré niveau budget, je me suis dit que j’allais me débrouiller autrement pour le lire – j’ai dit chut !-. Le soir-même, j’avale le manga d’une traite.

Essaie de lire "Metamorphose" de Shindo L

Bon, je commence par quoi ? J’ai des airs doux et rigolo avec mes oreilles de chats, j’ai toujours ce côté rebelle à la fois lucide et immature mais ce serait mal me connaître de dire que mon univers est rose – même si c’est l’impression que je veux laisser croire. J’ai quand même réussi à lire le dérangeant « Lolita » de Vladimir Nabokov et encore, ce n’est rien face au meurtrier « Les 120 Journées de Sodome » du Marquis de Sade. Alors quoi, je me suis dit que Metamorphose, ça allait pas me faire grand chose !

Le scénario sans spoilers

Accrochez-vous bien, à partir de là on entre dans le vif du sujet. Saki Yoshida est une lycéenne Japonaise tout ce qu’il y a de plus banal. Elle n’est pas très heureuse, mais elle ne mène pas une vie merdique non plus. Elle s’ennuie, elle cherche à se faire des potes. Quelle erreur ! Alors qu’elle se fait toute pimpante pour entrer dans ce qui est l’équivalent du lycée en France, elle va tomber dans une lente et cruelle descente aux enfers.

En tout, il y a sept chapitres. Je ne vais pas trop détailler le scénario ici parce que ce n’est pas très poli et qu’Internet l’a déjà fait pour moi. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à chaque fois qu’un chapitre se termine, on se dit qu’elle a touché le fond des abysses. Tu parles, le début du chapitre suivant, la voilà trois mètres en-dessous de la fin du chapitre précédent. On finit presque par regretter le premier chapitre où elle se retrouve droguée et finit par être violée. Même cette scène paraît « gentille » par rapport à ce qui va lui arriver ensuite.

Et vous qui pensiez que l’arc de Primrose dans Octopath Traveler était sombre. Avant la fin du dernier chapitre, Saki passe par toutes les cases du monopoly de la débaucherie : prostitution, racket, éviction, addiction… La vie misérable d’une gamine ordinaire qui voulait être heureuse et finit détestée de tout le monde sans que ce ne soit de sa faute, réduite à l’état de déchet non-recyclable. Littéralement. La dernière scène du dernier chapitre est absolument intolérable.

Mais c’est qu’un manga !

On penserait que comme ce n’est qu’un manga, il est facile d’en sortir indemne vu que l’histoire est fictive ! Fictive ? Pas tant que ça. Je suis allé au Japon en 2024 et j’en ai un très bon souvenir. Mais ce n’est pas parce que je voue un amour profond pour le Japon que je n’en vois pas les problèmes. Le manga est très dense et très concentré parce qu’en un seul tome, Shindo L nous balance en plein dans la face des tas de problèmes de société auxquels les Japonais font face en ce moment. Bien que le manga ait été publié en 2016, beaucoup de problèmes évoquées sont encore d’actualité.

Bien qu’il ne soit que peu évoqué, nous faisons face au harcèlement scolaire aussi appelé ijime dans la langue locale – au Japon, c’est un autre délire. Nous, en France, autant vous dire qu’on est des cafards à coté -.

Apprendre à dire non.

Le manga nous apprend implicitement à dire non. Les Japonais – et notamment les Japonaises – sont apparemment conditionné-e-s à ne pas dire non car, dans cette culture, c’est vu comme une provocation. Résultat, des tas de gens malpropres le savent et en profitent. Dans le premier chapitre, Saki est abordée par un garçon dans un konbini qui l’invite au karaoke et lui propose de la drogue. Relisez ce paragraphe.

Qui couche avec les chiens se lève avec les puces.
Proverbe français

Une autre leçon à retenir de ce chapitre est d’écouter notre instinct lorsque celui-ci nous dit « Si c’est trop beau pour être vrai, c’est trop beau pour être vrai ». Saki n’en est pas revenue de coucher le premier soir avec un mec à peine rencontré alors qu’elle n’a jamais été populaire. Cette leçon revient lorsque des camarades de classes, alors ses amies à ce moment du lore, lui donnent des conseils pour se prostituer « en toute sécurité » et balancer les clients lorsque ça commence à craindre.

Plus une chose est innocente, plus il est jouissif de la salir.
Les règles de l’internet.

Encore une fois, c’était trop beau pour être vrai et le manga nous balance une troisième leçon de vie en pleine tronche : celui qui ne dit rien et qui se laisse faire est une proie sans défense. Saki est trop gentille et c’est ce qui l’a perdue.

Parmi les problèmes sociaux évoqués, il me reste à parler de l’inceste, surtout lorsqu’il est combiné à un caractère manipulateur et impulsif. Saki est victime de son père lorsque celui-ci perd son travail – ce qui, au Japon, est considéré comme un déshonneur. Et surtout, ce problème qui s’est amplifié avec les réseaux sociaux : cette manie de vouloir plaire à tout prix, quitte à dénigrer sa vraie nature, et qui finit toujours par avoir des effets retords.

Et le hentai ?

Récemment, il m’arrive quelque chose d’étrange. Bien que j’ai une addiction à la pornographie, ces temps-ci ça ne me fait pas grand chose. Que ce soit du soft, que ce soit du hard, rien n’y fait. Il y a des scènes hentai dans Metamorphose et il y en a beaucoup – pour provoquer volontairement un effet de sursaturation -, et le « x-ray » n’est pas en option. Cela dit, vu l’histoire pesante, on n’arrive pas à s’exciter devant. On éprouve plutôt du dégoût et c’est le but. Si bien qu’on se surprend à survoler les scènes de cul ou à détourner le regard. Saki, une lycéenne ordinaire, réduite à l’état de vagin, avant d’être réduite à l’état de vagin en libre service, ensuite à l’état de vagin usé, puis à l’état d’ordure ménagère et finalement en punching-ball.

Avec tous les problèmes mentionnées en si peu de chapitres et le nombre de fois où elle se fait passer dessus, il ne manquait plus qu’une scène de chikan. Mais tu me diras, elle aurait pris le bus pour aller où et pour faire quoi. Là est bien le côté le plus déprimant du manga : il est inspiré de faits réels. Le « ijime« , par exemple, est honteusement caché par le gouvernement local. Le seul moyen d’en parler, c’est le manga.

« Tous ces gens, ils ont l’air heureux… »

Attention ! A partir de là, je spoile la fin.

Juste au cas où, voici un lien vers une vidéo moins déprimante.

Lorsque j’ai commencé le dernier chapitre, je m’attendais à un rebondissement. Saki accumule de l’argent pour une raison que je ne mentionne pas ici et finit par perdre tout ce qu’il lui reste lorsqu’un groupe de racailles lui tombe dessus. Clairement, cette scène d’une sauvagerie sans nom est très difficile à tolérer et l’une des raisons qui m’a fait grimacer est que ses agresseurs ne font même pas partie du roster des personnages secondaires.

Saki remet ses tresses de collégienne et ses lunettes de nerd pour renouer avec son apparence candide d’autrefois, bien qu’elle se conjugue mal avec son corps usé. S’en suit une scène claire et lumineuse où nous la voyons, légèrement plus âgée mais toute pimpante, parler à Nana, son enfant. Le manga s’arrête sur un retour à la réalité, où elle pisse le sang dans des chiottes mal fréquentées. Quand je dis ‘elle pisse le sang », ce n’est pas une figure de style.

D’après une interview de Shindo L, dans la première version du manga, Saki était supposée mourir par overdose à la fin du dernier chapitre. Après, il y a eu des problèmes avec ses managers et autre bla-bla qui ne nous regarde pas.

Wikipédia dit une chose à ce sujet, des youtubeurs en disent une autre, chacun fait sa propre interprétation. On ne sait pas si la scène où Saki parle à son enfant est une vision du futur, laissant supposer que Shindo a fait une ellipse sans nous dire ce qu’il s’est passé depuis… Ou bien si cette scène n’est qu’un rêve que Saki fait lorsqu’elle s’injecte un peu trop d’héroïne qui lui restait avant de clamser.

D’autres encore ont créé une fin alternative où Saki est secourue dans un crossover avec l’univers de JoJo Bizarre Adventure. Et moi, qu’est-ce que j’en pense ? Soyons humains. La police n’apparaît pas une seule fois dans tout le manga. Je me plais à imaginer qu’une jeune recrue un peu paresseuse et jemenfoutiste s’est retrouvée à effectuer de la sale besogne dans ces toilettes et qu’il a découvert Saki de cette façon. L’information va remonter jusqu’à ses supérieurs.

C’est costaud comme lecture

Lorsque j’ai fini la lecture de ce manga, j’ai eu l’impression d’avoir avalé un litre de sang macéré dans du jus de frelon cul sec.

Faut avouer, c’est plutôt une boisson d’homme !
Le Nain (Donjon de Naheulbeuk)

Bon, va falloir que je revienne sur Touhou Project. J’ai toujours pas de figurine de Rin Kaenbyou, j’ai juste un cosplay qui ne me va pas parce qu’il me manque un truc nécessaire pour qu’il soit réaliste : une très grosse poitrine. J’ai rarement lu un manga aussi sombre. Il va me falloir de la douceur maintenant.

Dessin de Rin Kaenbyou
Dessin de Rin Kaenbyou

Hefka

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Le Japon et moi

猫又たち、こんにちは!お元気ですか。

Ceux qui me connaissent depuis (très) longtemps doivent rester dubitatifs, parce qu’il y a toujours un drapeau Finlandais dans ma chambre et que j’avais en effet commencé à pratiquer le Finnois il fut un temps. Je n’ai pas abandonné à cause de la difficulté mais aussi à cause du manque de motivation.

Une parenthèse sur les cosplayers

Je vais malheureusement commencer par parler du gatekeeping insupportable qu’on retrouve dans la communauté otaku francophone (en France tout du moins). Devinez pourquoi j’ai déserté les conventions. C’est lourd. Et c’est devenu nul. Sérieusement. Dès que les prédateurs issus des églises sataniques (lisez « les diplomés d’école de commerce ») ont vu qu’il y avait tout un marché à prendre – des enfants et des adolescents cosplayers qui passent leur temps à faire des danses TikTok -, les conventions ont pris un autre visage. Je ne sais pas qui a trouvé que c’était une bonne idée de surcôter le Japon mais il va falloir faire marche arrière.

Balayées les bornes d’arcade et les activités gratuites, place aux boutiques et aux PAF d’entrées ridiculement élevés. Au placard les cours de Japonais et les initiations aux trois systèmes d’écriture, les jeunes veulent des manga et des anime. Alors ce n’est pas très grave, vu que le rapport avec la pop-culture Japonaise est bel et bien là, mais où sont les gamers ? Dans les TGS (Tokyo Game Show) Françaises – pas celle de Tokyo qui est juste géniale -, le « G » est en trop. Et je ferai l’impasse sur les stands de nourriture, chers et de mauvaise qualité. On s’emmerde en convention aujourd’hui ! Autant aller à Geant Casino, ça coûte moins cher et on est débarrassé de la g4y$+4|°o des conventions !

Mon apprentissage du Japonais

Pourquoi j’ai fait une parenthèse sur le monde des conventions ? J’aurais pu en tartiner trois paragraphes supplémentaires mais je n’ai pas envie de donner plus d’importance à un milieu qui en a déjà assez. En tant que Millénial, je sature de la société ultra-consumériste dans laquelle nous faisons partie. Et rassurez-vous, ce n’est pas parce que je suis passionné de Japon que je n’ai pas conscience que la culture nipponne est encore plus consumériste que la notre.

J’ai commencé à apprendre le Japonais sur Steam. Oui vous avez bien lu. J’ai commencé comme tout le monde avec les « hiragana », avec un jeu assez rapide codé par Sad Panda sur RPG Maker. « Learn Japanese to Survive, Hiragana Battle ». Un coup à prendre, mais j’ai commencé mon apprentissage comme ça. S’en sont suivis les « katakana » puis les fameux « kanji ».

Wagotabi, un jeu éducatif disponible sur Steam.
Wagotabi, un jeu éducatif disponible sur Steam.

Au début, j’avais souvent dit que les hiragana servaient en premier lieu à écrire les mots locaux, que les katakana servaient en premier lieu à écrire les mots étrangers et que les kanjis servaient en premier lieu à casser les c0u1|_|_3$. Aujourd’hui je peux affirmer que les kanji c’est pas si mal en fait. Si si, vous qui débutez l’apprentissage du Japonais, vous verrez, les phrases finissent par se lire plus vite et on comprends plus facilement le sens.

J’entends par là que les deux phrases suivantes sont identiques et que la première, utilisant des kanji, est plus rapide à comprendre que la deuxième.

魚を食べる。
さかなをたべる。

J’ai tenté de fréquenter des communautés pour apprendre le Japonais à plusieurs mais… Vous voyez où je veux en venir ? Vous voyez le parallèle avec la section précédente de cet article ? J’ai fini par préférer la solitude. Non parce qu’en plus, on ne va pas se mentir, la plupart des étudiants ralentissent avant même d’avoir atteint le niveau N5 (le niveau de base) et te regardent de haut quand tu dis que tu es un gamer et que les manga, ça ne t’intéresse pas tellement. Dès qu’ils se rendent compte que tu parles Japonais mieux qu’eux parlent Japonais (et Anglais aussi…), ils ne savent plus quoi faire de toi. Comme s’ils devaient absolument faire quelque chose de toi, ces gatekeepers.

Mon (premier) voyage au Japon

Je suis allé au Japon en Automne 2024. J’ai été pas mal aidé par la professeure de Japonais – elle par contre elle est géniale, je n’arrive juste pas à supporter sa communauté – qui m’a déblayé le terrain pour les hôtels et les choses à faire – le stress ! Je vous laisse avec cette vidéo que j’ai postée sur MakerTube, brut de chez brut. Pas de retouches.

Mon objectif

J’aimerais retourner au Japon et je me tâte à faire un séjour linguistique. Je poursuis mon apprentissage et mon prochain objectif est d’atteindre le niveau N4. J’ai des contacts et même des contrats depuis voilà quelques années avec une grosse boîte Japonaise. Celle qui est derrière RPG Maker. Le moteur de jeu qui a été utilisé pour coder le jeu qui m’a initié au Japon. La boucle est bouclée.

またね!
Hefka

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