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Un dilemme cornélien

Hello les félins.

Récemment, je me pose sérieusement la question suivante. Est-ce qu’il vaut mieux que je me focalise sur la musique, ou est-ce que je continue à jouer le couteau suisse du jeu vidéo ? En attendant que j’arrive à décider d’une réponse exacte à cette question, je vous propose d’écouter mon dernier morceau, « Les anges déchus vont en enfer ». Encore une fois, il ne s’agira pas de musique chiptune mais de « Alt-Dark-Techno-Metal » dans mon style habituel, bien que ce soit moins agressif qu’à l’accoutumée.

Ce morceau a été composé avec Bitwig. Je suis encore en train d’essayer de prendre en main ce merveilleux DAW qui tourne nativement sous Linux. Parce que, entendons-nous bien, j’ai la version Pro, mais je n’ai encore aucune idée de ce que c’est que la Grid qui est si bien vendue. Ce morceau a été composé pour le Music Weeklies Challenge, le thème était « Shadows » (c’est bien, je suis dans mon élément bien comme il faut).

Le dilemme cornélien

Si je continue de faire le couteau suisse du jeu vidéo, je peux continuer mon activité tout seul. Il n’y a que la phase de marketing qui pourrait sérieusement me poser problème et la principale raison, c’est parce que je suis incapable de prendre les cons pour des gens. Seulement voilà, coder des jeux vidéo tout seul c’est long, chiant, et ce n’est pas fructueux si on n’arrive pas à créer de la hype.

Sympa la déco
Sympa la déco

Si je me focalise sur la musique, je peux devenir très pointu dessus. Ce qui pointe en ma faveur, c’est que j’ai toujours des contrats à ce sujet qui assure la pérennité de Hefka Games. Je sais coder des jeux vidéo, mais développer de très bons jeux, c’est une autre paire de manches.

Jeu vidéo fun VS jeu vidéo chiant

A force de bonner sur le même projet, on ne sait même plus si le projet en question sera bien ou pas pour le joueur. Oui, je n’utilise pas le mot « consommateur » mais le mot « joueur », parce que pour moi, la vie toute entière est un jeu avec ses propres règles, ses astuces (et aussi ses tricheurs). Après 122 heures de pur bonheur, j’ai terminé Octopath Traveler 0, un RPG masterclass de Square Enix, dont la musique a été composée par Yasunori Nishiki (qui a un niveau hallucinant dont je souhaite me rapprocher). Bien que trop facile (à part un boss optionnel particulièrement chiant), ce jeu m’a marqué et fait partie de mes jeux préférés récents – il est sorti en Décembre 2025.

Octopath Traveler 0
Octopath Traveler 0

Nocto and the Ray of Light

Pour aller sur l’extrême inverse, il fallait que je me trouve quelque chose après avoir bouclé Octopath Traveler 0, alors je cherche un peu sur le store de Nintendo et je vois passer Nocto and the Ray of Light.

Entendons-nous bien : je n’aime pas déposer d’avis négatifs mais là, j’ai vraiment l’impression que je me suis fait baiser. Cruelle leçon de game design : il ne suffit pas de ressembler à Spyro le Dragon pour faire du Spyro le Dragon. Le jeu se joue exactement de la même façon (même les graphismes sont old-school !) sauf que… C’est pas bien. D’abord parce que, même si dans Spyro il y avait du patounage, ça restait bien fait et c’était cohérent. Dans Nocto, on récupère plein de… Trucs (désolé d’utiliser ce mot, je n’ai absolument aucune idée de ce qu’on récupère !), ça fait des chiffres qui bougent, et … On s’emmerde.

Qu’est-ce qui fait que Spyro est fun et pas Nocto ? Je pencherai sur le level design. Mais également parce que dans Spyro 2, Gatway to Glimmer. Au début du jeu, Chasseur, l’un des personnages non-jouable principaux, nous apprenait à sauter plus haut, à planer et à papilloner. Ca a un nom ça, mes petits chéris. Ca s’appelle un tutoriel !

Comme le jeu n’autorise pas les captures d’écran ni les captures vidéo, il vous faudra contenter du texte. Sachez juste que je ne recommande absolument pas ce jeu. La cerise sur le gâteau et qu’il existe apparemment un autre jeu appelé « Lotzo and the Ray of Light ». Je me pose des questions sur la stratégie de l’entreprise qui est derrière…

Alors, qu’est-ce que je fais ?

Je sais pas. D’un côté, j’ai envie de développer la suite de Warcat Parade, mais ne serais-je pas en train de faire un copycat de Touhou Project en moins bien ? Bien que j’ai ma patte graphique et ma patte musicale, j’aimerais bien proposer quelque chose d’unique et pas faire une copie conforme d’un jeu que j’adore sous prétexte que « c’est un hommage à la belle époque« .

La question est très difficile, mais je sais d’ores et déjà que les commissions vont bientôt ouvrir pour les studios de jeux vidéo qui cherchent un compositeur. Evidemment, je ne veux absolument pas me faire embaucher parce que je tiens à ma liberté.

Hefka

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